Un blog pour moi toute seule !

Vous trouverez ici mes coups de gueule, mes états d'âme, mes joies, mes peines, mes passions, mes amours, mes emmerdes et bien d'autres choses ! Bonne visite !

28 avril 2006

16 octobre 1984

sans_titre4

Qui ne se souvient pas de ce visage ? Grégory enlevé, ligoté, jeté vivant dans la rivière. Grégory innocente victime d'une "haine" entre adultes  a rejoint le royaume des anges.

Le 16 octobre 1984 la France entière est sous le choc, consternée : elle découvre avec effroi, Grégory Villemin,  un bonnet enfoncé sur la tête alors âgé de 4 ans repêché vers 21 h 15 des eaux froides à Docelles,  rivière torrentueuse de la Vologne. Son assassin l'avait jeté vivant pieds et mains liés. L'enfant a été noyé,  à sept kilomètres de chez lui en aval de Lépanges-sur-Vologne, où il vivait avec ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin. C'est vers 17 heures, que le petit Grégory Villemin disparaît alors qu'il joue devant le chalet de ses parents, à Lépanges-sur-Vologne, un village des Vosges.

Extrait du "le bûcher des innocents" de Laurence Lacour correspondante d'Europe 1 dans l'Est, elle arrive à Lépanges-sur-Vologne, deux jours après l'assassinat de Grégory Villemin.

" Après de vaines recherches dans les fourrés, l'oncle Michel, qui a reçu l'appel anonyme, commence à parler de la Vologne, la rivière qui s'écoule dans le village d'est en ouest, de Gérardmer vers Epinal. De l'avis des gendarmes et du grand-père, Albert Villemin, l'enfant ne peut être loin, la Vologne étant régulièrement freinée par une suite de petits barrages. Philippe Jéchoux et Patrick Gless repartent à trois kilomètres en contrebas sur les berges où s'entrecroisent les faisceaux des lampes braquées par les gendarmes, pompiers ou villageois. Les recherches de déplacent aux abords du cours d'eau et gagnent, de minute en minute et de bosquet en buisson, un village à six kilomètres de là : Docelles.

Grégory Villemin a disparu depuis quatre heures quand deux taches blanches accrochent soudain la lumière qui balaie la rivière, au centre de Docelles. Médusés, les observateurs découvrent deux petites mains croisées sur le ventre d'un enfant flottant sur le dos et retenu par un barrage de rochers et de cailloux. Il est habillé, chaussé, et son bonnet  été rabattu sur son visage. On ne distingue pas encore la longue corde qui le ligote des pieds au cou, maintenant ses mains réunies et ses jambes posées l'une sur l'autre à la hauteur des chevilles. Pas un cri, pas un son n'émerge de ce paquet sombre, livré au tumulte de la rivière.

Le temps qu'un homme s'arrime pour pénétrer dans l'eau et ramener l'enfant sur la berge, Patrick Gless prend trois photos du cadavre (1) puis quatre autre clichés des pompiers en larmes enveloppant dans une couverture le petit corps repêché. En tout, sept photos en noir et blanc, prises au flash dans la nuit et qu'en quelques jours le monde entier va découvrir. Un cortège désordonné se bouscule dans l'obscurité pour suivre gendarmes et pompiers portant le petit garçon jusqu'au hangar le plus proche. Un silence atterré salue son passage avant que n'éclate la fureur des riverains qui crient, pleurent, et hurlent de détresse devant une scène aussi inhumaine.

- A mort l'assassin ! A mort ! La mort pour lui ! grondent les habitants.

Finalement, le maire fera couper l'electricité communale pour contraindre ses administrés à se disperser et éviter ainsi tout incident supplémentaire.

Sur les hauteurs de Lépanges, un pompier, gêné, s'avance sur le seuil de la maison de Christine et Jean-Marie Villemin et demande prudemment:

- Le petit garçon avait-il un bonnet rouge, blanc et bleu sur la tête ?

Comme la réponse est positive, l'homme annonce la mort de l'enfant. Les derniers espoirs de la famille s'évanouissent. La nuit est déchirée par des cris insoutenables. La mère titube avant de s'affaisser sur le carrelage du couloir. Le père s'écrase le poignet droit sur le volet de bois puis se précipite sur elle, à moitié inconsciente. Le couple enlacé roule sur le sol, de désespoir, en tapant contre le crépi des murs de l'entrée. Elles sanglote à l'adresse de son mari qu'elle implore de son surnom :

- Pourquoi, Nounours ? Pourquoi ?

Elle répète encore et encore ce mot : pourquoi ? Apparemment personne ne connaît la réponse. La famille Villemin, rassemblée d'heure en heure, manifeste une détresse absolue. Seule une belle-soeur garde son calme, s'assied dans la cuisine et les yeux secs, allume une cigarette. Gilbert Méline, le fermier voisin, appelle un médecin qui viendra calmer la mère et l'endormir avec une piqûre, jusqu'au lendemain à midi.

Dehors Patrick Gless range son appareil photo et, bouleversé par ce qui s'échappe de la maison, arrête là son reportage. Il rejoint Philippe Jechoux à Epinal où se fabrique la première d'une très longue série de pleines pages sur cet assassinat. Les faits abrupts, le cynisme du ou des assassins, la première photo de Grégory décrochée au-dessus de son portemanteau à l'école maternelle de Lépanges et puis celle prise dans la Vologne à Docelles lanceront le sujet. Le rédacteur en chef hésite à publier les photos du répêchage tragique mais Patrick Glesse insiste, conscient du caractère exceptionnel de son document : un crime en léger différé.

Les pompiers écartent lentement les deux pans de couverture devant le père accouru à Docelles pour reconnaître son enfant. Il confiera plus tard à son avocat : "J'ai cru que mon cerveau allait exploser" Ses mains affolées étreignent tour à tour les différentes parties du corps encore souple sur lequel aucune trace de violence n'est décelable. Ni coup, ni hématome, ni même une égratignure sur cette peau de bébé. Son fils semble dormir les yeux ouverts. Des hommes assistent à cette scène, impuissants. Derrière le hangar, les clameurs redoublent. Jean-Marie Villemin ne voit rien, n'entend rien. Il se colle à son enfant, soulève son corps inerte dont la tête dodeline mollement, l'embrasse, mêle ses larmes à l'eau de la rivière. Albert Villemin le soutient, chancelant devant tant de souffrance. Le visage enfoui entre les plis des petits vêtements mouillés, Jean-Marie jure de venger son fils :

- Je le jure, je le jure, je le jure "

Sur la porte de l'église de Lépanges volette une feuille de papier à destination des passants : "samedi 14 heures. Enterrement de Grégory. Corps à la maison.

L'assassin sera présent lors de cette cérémonie. Pour nous journalistes et pour les gendarmes, c'est une évidence. Chacun s'attend à des incidents, ou mieux, à un geste du ou des coupables susceptibles de les trahir. Dans la foule s'est glissé le juge d'instruction, une homme jeune, à l'allure d'adolescent, Jean-Michel Lambert.

Le conseil municipal s'est associé à la souffrance des parents, comme des centaines d'habitants de Lépanges et des communes voisines qui se massent à l'entrée de l'église en granit rose des Vosges. Le vent éclaircit le ciel gris perle. Les gens s'écartent avec respect à l'arrivée du père et de la mère de l'enfant, accrochés l'un à l'autre, suffoquant de chagrin et suivis d'un très long cortège famililial aux visages marqués par la honte, le peur ou la douleur. Certains s'attardent devant le petit cercueil couvert de dentelles blanches, qui va être déposé à côté d'un portrait de l'enfant dans la nef d'où s'élèvent les plaintes. D'autres jettent un regard furtif et apeuré en montant les marches de l'église. La plupart des journalistes s'interdisent de suivre l'office à l'intérieur, d'autant que les familles et la population nous sont visiblement hostiles.

Grégory sera enterré au fond du cimetière, dans la partie récente, la plus proche des vergers et des prés visibles au-delà du mur d'enceinte. Entre les tombes, on assiste à un va-et-vient de photographes, reporters, curieux et forces de l'ordre en civil. Des voix neutres commentent le crime, l'enquête, les premières pistes avortées.  Des femmes agées plaignent les parents en ravivant leurs propres deuils d'enfants emportés par la guerre. A l'entrée, un groupe de reporters plaisante avec l'adjudant Lamirand, un gendarme de Bruyères. Le silence revient avec le cercueil de l'enfant posé sur un petit chariot cahotant sur les gravillons d'une allée. La procession des parents et de la famille s'égrène à quelques mètres de nous, maintenus derrière un mur bas séparant les deux parties du cimetière. Cramponnée au cou de son mari, la jeune mère s'étouffe, la bouche entrouverte. Elle secoue la tête de gauche à droite en fixant l'horizon. Son mari se mord les lèvres pour supporter sa douleur. Sans détacher son regard du cercueil, il semble parler à son fils. Au premier rang, les frôlant, le petit Lionel, dernier frère de Jean-Marie, serre ses poings dans ses poches. Devant eux, un trou béant, un tas de cailloux et de sable.

Quand le Notre Père s'élève, la mère balbutie des mots à voix haute, des mots incohérents, la tête doucement caressée par son époux. A demi-évanouie, elle pleure des phrases qui appellent son enfant. Des hommes s'approchent et s'emparent du petit cercueil. Elle hurle :

- Grégory ...non ...Grégo...je ne veux pas ...Gregory ...chéri...empêche-les.

Les quatre se penchent vers la terre qui ensevelira son fils. Elle crie encore :

- Grégory ...non ...reviens.

Et elle s'évanouit sur l'herbe. Sa mère et son mari, en larmes, ne peuvent la retenir. Un médecin, présent à leurs côtés lui administre une piqûre, directement sur le sol.

Debout sur deux encadrements de pierres tombales, l'émotion me submerge quand un coup d'épaule me bouscule. C'est Jean-Michel Bezzina qui, derrière moi, ricane :

- Eh ! On en a vu d'autres, des mères faire du cinéma dans un cimetière !

Je me tais, partagée entre les larmes et l'indignation. L'agressivité est partout. Le cimetière devient étouffant. On entend des cris de femmes désemparées. Des cailloux sont lancés sur les reporters, rendus soudain responsables de ces malheurs. Un caméraman de TF1 profitant du trouble, saute par-dessus le muret et court vers la mère inerte. Un homme lui barre la route, menaçant de briser sa caméra. Le maire de Lépanges en ceinture un autre, une pierre à la main. Les obsèques dégénèrent au point que pompiers et gendarmes doivent faire évacuer les lieux. Les tombes sont piétinées. Aidé par un ami, Jean-Marie porte avec précaution sa femme inconsciente dont la main gauche pend dans le vide, ouverte et blanche.

Ils n'auront même pas vu les quatre hommes qui portent en terre le cercueil de leur enfant. Je quitte le cimetière, l'esprit chaviré, oppressée par si peu de respect devant tant de chagrin.

Jean-Michel Bezzina ne démord pas de sa première impression, qu'il expose depuis son arrivée à ses confrères. " C'est la mère..." répète-t-il avec obsession. "

(1)  La découverte dans la Vologne, le mardi 16 octobre 1984 vers 21h15, du corps de Grégory Villemin est saisi par un photographe local. Ce cliché est immédiatement acheté 500 F par Sygma, puis 4.000 F par Paris Match, qui revendront ensuite les droits, à travers le monde entier, pour plusieurs centaines de milliers de francs.

C'est le début d'une "affaire" qui tiendra la France en émoi durant plus de dix ans. Avec l'assassinat odieux de cet innocent s'est ouverte l'une des plus grandes énigmes de l'histoire judiciaire. Un suspect, Bernard Laroche, a été abattu par le père de l'enfant : Jean-Marie Villemin. La mère de l'enfant, Christine Villemin, elle-même a été jetée en prison avant d'être disculpée. Un juge a détruit son crédit et sa réputation dans cette affaire. Un autre y a perdu sa santé. Malgré plusieurs enquêtes d'une dizaine d'années, de fausses pistes en faux témoignagnes,  un lourd mystère entoure toujours cette mort. 

Des centaines de couvertures de news sur l'affaire Grégory feront la une des gros titres. Pourquoi cette avalanche de titres, de fureur, de roman noir plaqués sur le drame d'un enfant ? Devenu un simple objet, une image familière, Grégory Villemin n'a plus aucun droit au respect élémentaire de la douleur et du deuil.

Pendant des mois Christine Villemin est la femme la plus photographiée de France. C'est une mère en deuil, femme traquée, femme enceinte ....Pendant neuf ans, elle attire les regards et la haine. Seul l'amour de son mari lui permet de sortir vivante de la page la plus noire du journalisme et de la justice pendant les années 80. La vente à Paris Match des photos de Julien (aujourd'hui bloquées par l'hebdomadaire) poursuivra longtemps Christine Villemin, accusée d'avoir vendu son malheur. Par réaction Me Welzer offre à l'AFP les photos de Marie-Ange Laroche, après la naissance de Jean-Bernard, l'enfant  posthume de son mari. Christine et Marie-Ange mère en deuil et femme en noir, sont les pôles d'attraction et de répulsion des lecteurs. Pour France-Soir, devenu l'agenda des policiers, l'affaire Grégory est une manne quotidienne et Christine Villemin une cible de choix, la presse populaire a son feuilleton, ses héros, son intrigue à rebondissements. Mais tout cela n'a plus rien à voir avec la réalité des choses.

La libération de Bernard Laroche le 4 février 1985 est soutenue par une opération médiatique : reportage TV et photos exclusives, journalistes triés sur le volet, interviews dans des lieux secrets...A l'arrestation spectacle d'un coupable succède la réhabilitation d'un père de famille.

Paris-Match bat un record de vente avec la photo mortuaire de Bernard Laroche, dont une partie des droits revient à Marie-Ange par l'intermédiaire de Benoit Bartherotte. La douleur de Marie-Ange et du petit Sébastien orphelin confirment un enchaînement exceptionnels de douleurs.

Les experts en écriture Buquet et de Ricci sont les premiers à accuser la mère de Grégory d'être le corbeau. Rarement comme dans cette affaire, les expertises (médico-légales,  psychatriques, en écriture, ect.) auront été aussi contradictoires et définitives pour la plus grande confusion du dossier.

Le juge Lambert à trente-trois ans quand il est chargé d'instruire l'affaire Grégory, parmi 180 dossiers. Il se laisse porter par le courant et change d'intime conviction au gré des expertises, des pressions d'avocats et des titres de presse. Avec une candeur appuyée, il semble toujours extérieur à ce qui se passe.

Le "petit juge" confie son impuissance, sa boulimie, ses larmes. Il déclare "Cette affaire est un signe du destin". Sa fragilité le rend populaire. Il passe à "Apostrophes" et rêve de célébrité durable. Pourtant son instruction est une suite d'incohérences de dérapages.

Qui a tué Grégory ? Pourquoi ? Qui est le corbeau ? Vingt ans après les faits, ces terribles questions restent toujours sans réponse.

Ce fait divers hors du commun prend naissance insidieusement au cour de l'été 1981, alors qu'un "corbeau" fait son apparition. C'est à cette époque que Christine et Jean-Marie Villemin, un jeune couple d'ouvriers, prennent possession de leur chalet tout neuf construit sur les hauteurs de Lépanges, à l'orée d'un bois.

Voix

Au fil des mois, une voix rauque et essoufflée assaille d'appels téléphoniques la famille Villemin, avec une prédilection pour Albert et Monique, les grands-parents paternels, et Jean-Marie. Les accidents, la mort, les histoires de famille sont des thèmes récurrents des appels anonymes. Une voix de femme normale, non identifiée, dérange aussi des personnes qui ne la reconnaissent pas.
En novembre 1982, la voix déguisée appelle Jean-Marie sur son lieu de travail. Elle menace de violer sa femme: "t'as pas peur de la laisser toute seule?", puis de s'en prendre à son fils, qu'il retrouvera "en bas". Cet épisode a toujours profondément marqué le père de Grégory. L'angoisse grandit. Les grands-parents portent plainte.
Les gendarmes leur conseillent d'enregistrer les appels. Le "corbeau" se met alors à écrire. Un mot, "Je vous ferai la peau à la famille Villemain (sic)", est déposé sous un volet du chalet de Lépanges le 3 mars 1983.
Deux lettres vengeresses et menaçantes sont expédiées à Albert et Monique en avril et mai 1983. C'est ensuite le silence jusqu'au jour du drame.
Michel, l'un des frères de Jean-Marie, reçoit vers 17h32 un appel du "corbeau": "je me suis vengé, j'ai pris le fils du chef". En fait, cette revendication avait pour destinataires premiers Monique et Albert.

Lettre anonyme

Le lendemain, le 17 octobre, une lettre anonyme adressée à Jean-Marie Villemin revendique le crime. « J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con », écrit un mystérieux corbeau. Au village, Jean-Marie Villemin est jalousé bien que sa réussite sociale ne soit pas arrogante. Ce crime emplit d'horreur la France entière. Un cousin, Bernard Laroche, est le troisième dans la liste des suspects des proches du couple. En effet, au gendarme qui demande à Christine Villemin si quelqu'un peut lui en vouloir, la jeune femme explique que Bernard Laroche lui a fait du pied lors d'un mariage, et qu'elle n'avait pas répondu à ses avances.
Trois experts en écriture, dont les travaux seront annulés pour vice de forme, désignent Bernard Laroche comme l'auteur des écrits.
Sa toute jeune belle-soeur de 15 ans, Muriel, finit par faire des "aveux": "Bernard est venu me chercher au collège". L'adolescente se rétractera très vite, accusant les enquêteurs de l'avoir
contrainte.
La descente aux enfers de Bernard Laroche commence le 2 novembre avec son incarcération. Mais le trouble est jeté, car quatre ouvrières affirment avoir vu Christine Villemin sur le chemin de la poste de Lépanges, et l'une d'elles l'a même aperçue déposant une lettre avant 17h le 16 octobre. Christine Villemin niera toujours formellement ces accusations.
Le juge d'instruction demande d'autres expertises en écriture. Le 4 février 1985, il remet Bernard Laroche en liberté, lequel reste inculpé, bien que les charges se soient effondrées. Le SRPJ de Nancy est dès lors chargé de l'enquête. Le 25 mars, le collège d'experts en écriture estime que Christine Villemin pourrait être l'auteur des lettres anonymes. Le 29, Jean-Marie finit par abattre Bernard Laroche qui lui impute l'assassinat de son fils avait déja déclaré : "Si la justice ne fait pas son travail, je m'en chargerai." Les policiers découvrent dans le chalet des Villemin des cordelettes identiques à celles qui ont enserré Grégory, et pensent que la mère a disposé du temps nécessaire à l'assassinat.

Grève de la faim

La rumeur dans la région laisse entendre que le corbeau et meurtrier pourrait être la mère de Grégory, qui a été vue à la Poste la veille du drame. Désignée par deux autres collèges d'experts en écritures, Christine Villemin est inculpée d'assassinat le 5 juillet suivant. Enceinte, elle fait une grève de la faim, la chambre d'accusation de Nancy  la libère le 16 juillet suivant,  constatant l'absence totale de charges. Son cas divise radicalement les acteurs de l'affaire, entre ceux qui sont persuadés de son innocence et ceux qui la voient comme coupable. Marguerite Duras qualifiera le crime, qu'elle lui attribue, de « sublime, forcément sublime ». Au bout de sept ans d'une enquête qui ne fait apparaître aucun indice ne l'accusant, Christine Villemin bénéficie d'un non-lieu le 3 février 1993.

L'enquête sera l'occasion de tous les dérapages : violations du secret de l'instruction, de la vie privée, et partis pris de la presse ; manque de précautions dans la collation des indices chez les enquêteurs ; indécision des magistrats. Bien que l'affaire passionne l'opinion publique, le meurtrier n'est toujours pas connu.

En décembre 1986, elle est renvoyée devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle. Ses avocats forment un pourvoi en cassation. Le dossier est renvoyé devant la cour d'appel Dijon, où il est instruit désormais par un président de chambre, Maurice Simon.
Au lieu de rectifier certaines erreurs du dossier, il décide de reprendre tout de zéro. Le magistrat rend l'enquête à la gendarmerie et à l'un des experts en écritures qui avait eu affaire au dossier en octobre 1984. Bernard Laroche, décédé, se retrouve à nouveau dans le collimateur. Un témoin tardif vient en 1990 témoigner que, ce 16 octobre, il avait croisé Bernard Laroche et Muriel.

Résultats définitifs

Finalement, le non-lieu accordé à Christine Villemin stipule "qu'en l'état, il n'y a pas de charges" contre Christine Villemin, alors que le document en dénombrait antérieurement 25. La cour incrimine Bernard Laroche de l'enlèvement, évitant de lui imputer la mort de Grégory.
Ce non-lieu précise que l'étude des voix n'a pas donné "de résultats décisifs" (selon les experts d'alors, il s'agit d'une femme ou d'un homme), et que les bandes ont été mal enregistrées et trop manipulées.
En 2001, l'affaire rebondit avec une nouvelle analyse du dernier demi-timbre des lettres anonymes. Aucun ADN n'a pu être extrait, mais cet épisode a néanmoins permis de faire repartir à zéro le délai de prescription de 10 ans. Le dossier ne sera donc définitivement clos qu'en 2011, à moins que d'ici-là un fait nouveau intervienne.

Jean-Marie Villemin a été jugé pour l'assassinat de Bernard Laroche en novembre 1993 à Dijon, où l'affaire avait été dépaysée. Après six semaines d'audience, il est condamné à cinq ans de prison dont un avec sursis, et libéré deux semaines plus tard. Le juge Lambert, qui avait manqué de maîtrise du dossier, est qualifié par les juges de « mémorable funambule de la pensée ».

Début 2003, l'espoir a été relancé par l'analyse de l'ADN présent sur un demi-timbre qui aurait pu conserver la salive du « corbeau ». Les analyses n'ont rien donné. Le 3 février 2003, le dossier du meurtre resté non élucidé de Grégory Villemin est définitivement clos. L'État français est condamné le 28 juin 2004 à verser des indemnités aux époux Villemin, qui vivent désormais dans l'Essonne, 35 000 euros chacun pour « faute lourde ».

Et maintenant ?

Le docu-fiction sur l'affaire Gregory autorisé.

La demande d'interdiction de diffusion du docu-fiction réalisé sur l'affaire Grégory a été rejetée.

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a rejeté la demande d'interdiction du documentaire-fiction réalisé sur l'affaire Grégory et qu'Arte et France 3 doivent diffuser cette année. La demande avait été présentée par Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche qui avait été un temps soupçonné d'avoir assassiné Grégory.

Bernard Laroche avait été incarcéré sur la foi d'accusations que Murielle Bolle avait portées contre lui avant de se retracter. Après sa sortie de prison, Bernard Laroche avait été abattu par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, le 29 mars 1985.
Dans sa demande, Murielle Bolle estimait que la diffusion du docu-fiction allait manifestement porter atteinte au respect de sa vie privée et à sa dignité. Le juge, qui l'a déboutée, explique notamment dans son ordonnance que "s'agisant du risque d'atteinte à la vie privée,(...) il convient de souligner qu'en l'état de la jurisprudence, la révélation de faits qui avaient été, en leur temps, livrés à la connaissance du public au titre du droit à l'information sur une affaire criminelle à laquelle sa dimension exceptionnelle avait conféré un très fort retentissement médiatique, ne suffit pas, à elle seule, à caractériser une atteinte au droit à la vie privée, lequel cède, en de telles circonstances, face au droit à l'information".

L'opposition de Marie-Ange LAROCHE

A quelques jours du début du tournage de cette mini-série que diffuseront, en 2006, Arte et France 3, la polémique s'est amplifiée à son sujet mi-septembre 2005. Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, incarcéré trois mois en 1985 et tué quatre jours après sa libération, se dit "indignée" tandis que l'équipe du film défend "l'intégrité" de sa démarche.

C'est sur les ondes d'une radio périphérique que Marie Ange Laroche, qui affirme être "indignée" de ne pas avoir été prévenue du tournage, a qualifié "d'ignoble" le fait de faire une série télévisée sur l'affaire Grégory concluant : "j'aurais bien aimé obtenir l'arrêt du tournage". Elle a notamment déclaré : "Je ma bats pour Bernard, le père de mes enfants. Il faut penser que dans cette affaire, un homme est mort aussi" poursuivant à propos desproducteurs : "Ils n'ont pas pensé qu'il y avait une famille détruite. Je voulais surtout protéger mes gamins. Quand on vous a brisé, le bonheur n'est plus là. Au moins qu'on nous laisse vivre en paix".
L'équipe du film, qui était réunie dans le cadre du festival de la fiction TV de Saint-Tropez, a cherché à désamorcer la polémique en affirmant qu'elle "ne voulait pas refaire l'enquête mais décrypter un fait de société, une dérive médiatique sans précédent". Le producteur Jérôme Minet a précisé : "Vous n'aurez dans ce film aucune révélation", ajoutant qu'avec le co-scénariste Pascal Bonitzer, ils avaient écrit un projet "avant tout construit sur des actes de vérité judiciare, des milliers de pages de procès-verbaux, et le non-lieu accordé à Christine Villemin, la mère du petit Grégory. Nous ne demandons qu'une seule chose, être jugés d'après le résultat et le film que nous aurons fait".
Le tournage débute ce lundi 19 septembre en Franche-Comté : il sera interdit aux journalistes par souci de "sérénité".

Le tournage va durer deux mois

C'est ce lundi 19 septembre que débute, dans le Jura, le tournage d'une mini-série destinée à retracer l'affaire Gregory, le plus retentissant des faits divers qu'ait connus la France au cours des années 1980. Le réalisateur Raoul Peck est chargé de cette mini-série en six épisodes de cinqante-deux  minutes que diffuseront France 3 et Arte en 2006.

Le tournage qui commence devrait durer jusqu'au 12 décembre. Il se déroulera principalement dans le Jura ainsi que dans certaines villes de la région parisienne. C'est parce qu'ils sont assez similaires à ceux des Vosges que les paysages du Jura ont été retenus. Il n'était, en effet, pas question de tourner dans les environs de Lepange-sur-Vologne où a eu lieu le meurtre dans la soirée du 16 octobre 1984, tant la tension y reste perceptible vingt ans après.
Le téléfim, écrit par Pascal Bonitzer et qui sera diffusé en six épisodes de 52 minutes, est inspiré du livre de la journaliste Laurence Lacour intitulé "Le Bûcher des innocents" ainsi que du procès de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, qui s'est déroulé en novembre 1993 : il y comparaissait pour avoir abattu, le 5 novembre 1984, un de ses cousins, Bernard Laroche, à qui il imputait l'assassinat de son fils.

Le producteur Jerôme Minet explique : "Il nous est apparu que le moment était venu de tourner un téléfilm sur ce sujet. C'est compliqué. Il y a la volonté d'être proche de l'affaire, à partir de toutes les pièces judiciaires connues présentées lors du procès, et de raconter au plus près le plus grand fait divers depuis la dernière guerre mondiale".

Déjà des polémiques

L'annonce du début du tournage de cette mini-série de six épisodes a vite fait de ressusciter la polémique entre les divers protagonistes de cette affaire toujours non-élucidée, recréant les deux camps qui, à l'époque, avaient pris position en faveur ou non de Christine Villemin, la mère de l'enfant, dans un premier temps inculpée du meurtre de son fils, qui a obtenu en 1993 un non-lieu pouir abence de charges.

Désormais installé en banlieue parisienne, le couple Villemin "qui ne cherche plus qu'à vivre dans la tranquillité" a finalement accepté, selon son avocat, "le principe de ce film en espérant y être associé intellectuellement afin d'amener le grand public à une vision plus honnête de l'affaire. L'idée est que cela pourrait donner à Christine Villemin la réhabilitation médiqtique qu'elle n' ajamais obtenue".

Le son de cloche est bien évidemment différent dans la famille de Bernard Laroche, abattu par Jean-Marie Villemin. Sa veuve et ses enfants "sont scandalisés" dit leur avocat qui ajoute "qu'il utilisera tous les moyens juridiques pour sauvegarder la mémoire de Bernard Laroche".
Au-delà des proches, journalistes et anciens policiers se jettent dans la polémique. Marie-France Bezzina, la veuve du correspondant de RTL qui a couvert l'affaire et qui est décédé en 2001, estime que certains propos sont diffamatoires et "constituent des insultes à l'égard d'un mort". Elle fait réfèrence à ces lignes contenues dans le dossier de presse et dans lesquelles les producteurs de "La vallée" se demandent "comment un journaliste a réussi à entraîner presse, policiers, juges...espérant faire craquer la sorcière de la Vologne".
De son côté, Jacques Corrazzi, ancien commissaire au SRPJ de Nancy aujourd'hui à la retraite, ajoute : "Je sens qu'ils vont décrire un enquêteur à la solde de la presse, je les vois venir". Dans "Le secret de la Vologne", livre qu'il a publié en 2003 chez Gérard Louis Editeur, il a écrit : "Quand on a commencé à travailler, on n'avait aucun préjugé. Au fur et à mesure, on a vu que ça ne pouvait être qu'elle".

Une chose est sûre, à Lépanges-sur-Vologne, dans les Vosges, on se serait bien passé de la relance de la polémique. Le maire, qui était déja en poste à l'époque, l'affirme sans ambage : "Ce film, ça n'est pas pour nous réjouir. On aimerait bien avoir enfin la paix et qu'on n'en parle plus".

Francis RENAUD en Jean-Marie VILLEMIN

C'est Francis Renaud, un comédien aux racines lorraines et franc-comtoises, qui a été retenu pour interprèter le rôle de Jean-Marie Villemin. L'acteur qui a joué dans "Parfait amour" de Catherine Breillat, s'est fait connaître dans "36, quai des Orfèvres", "Police district" et "Zodiaque", s'il est né à Thionville où son père était métallo dans la sidérurgie, a grandi à Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, après la mort de ce dernier alors qu'il n'avait que quatre ans.
A 38 ans, il reconnait que se profile pour lui "le rôle le plus important de sa carrière". "Au niveau du jeu, de la sincèrité, de l'émotion, on va essayer du contexte de l'époque. Du moment où il perd Grégory, Jean-Marie Villemin est à fleur de peau, il craque  tout le moment. D'après certains extraits que j'ai lus, il sait qui c'est dès le début. Il est perdu. Il attend des choses de la justice qui ne viennent pas. Alors, il va se rendre justice lui-même". Francis Renaud poursuit : "J'ai envie de défendre un parti pris, de défendre Jean-Marie Villemin. Les gens vont vraiment savoir ce qui s'est passé puisque c'est inspiré des procès-verbaux". Et de conclure sur les souvenirs qu'il a encore des faits, en 1984, alors qu'il n'avait que dix-sept ans : "Le souvenir, c'est surtout le visage de Christine Villemin. Et puis, le corbeau, même si, à cet âge-là, tu ne sais pas trop ce que ça représente. J'étais tout le temps dehors, je l'ai vécu par bribes ou par... brèves de comptoir à Luxeuil. Je retiens surtout ce battage autour de la mère de Grégory, pas trop Jean-Marie Villemin, ni Bernard Laroche. J'avais d'ailleurs du mal à l'époque à situer Lépanges-sur-Vologne."

Près de 1000 figurants

Ce sont près de 1000 figurants qui seront nécessaires aux trois mois de tournage. Près de 200 candidats ont participé, dans la journée du mercredi 3 août, au casting qui s'est déroulé à la mairie de la ville-préfecture jurassienne où sera tournée une partie du téléfilm. Les candidats ont répondu à une annonce de l'ANPE qui avait été faite pour l'occasion. Certains des mille figurants retenus tourneront peut-être en présence d'Armelle Deutsch, l'héroïne d'Elodie Bradford" qui interpétera le rôle de Christine Villemin, la mère du garçon de quatre ans et demi assassiné dans les Vosges dans une affaire qui n'a jamais été totalement élucidée.

Posté par leblogdechris à 13:39 - The 80' years - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Le temps a un allié...La Mémoire...!

Cela fait 24 ans que j'étudie et que j'analyse l'affaire Grégory...Je passe mes nuits à réfléchir et à démêler cette affaire remplie de véritables noeuds juridiques...

Tous les détracteurs qui accusent Christine Villemin doivent réfléchir à une chose :
Si Christine était l'investigatrice du meurtre de son fils, croyez-vous, qu'au bout de 3 ans à avoir harcelé tout le monde au téléphone, qu'elle se serait passé d'alibi solide concernant les 20 minutes de l'enlèvement...?? Il ne faut pas sortir de l'ENA pour penser à l'affirmatif...!! Ce meurtre s'il a été prémédité par Christine, comme veulent le faire croire si bien Jean-Michel Bezzina, journaliste décédé en 2001, Jacques Corazzi, commissaire véreux, et le juge Lambert, avec les multiples fiascos de son dossier, aurait-elle "omis" son alibi le jour du crime...?
Soyons raisonnables...

Il est clair que Laroche a participé à l'enlèvement, pas au meurtre ; comme l'a dit le Procureur Général Ruyssen lors du procès de Jean-Marie Villemin : "Il existe de très lourdes charges sur Bernard Laroche quant à sa participation à l'enlèvement de Grégory"...Un point, c'est tout...!

Voici ce qui "pèse" contre Bernard Laroche entre suspicion et jalousie et pourquoi Jean-Marie est devenu un assassin :

1) Bien entendu, les accusations de Murielle, stipulant des détails croustillants quant au profil du pavillon et du centre de Lépanges (route barrée). Et j'en passe...
2) La lettre avec des exemples d'insultes que l'on a retrouvée chez Laroche avec ces mentions "...pauvres ... que vous êtes tous..."
3) La cassette que l'on a également retrouvée chez Laroche avec "Chef on a soif..." (appel anonyme)
4) La longue-vue que possédait Laroche pour surveiller les époux Albert et Monique Villemin.
5) Les contradictions de son ami Zonca.
6) Laroche savait ou croyait qu'Albert Villemin soutirait de l'argent à son propre père.
7) Laroche en voulait fortement aux Villemin de vouloir mettre Louisette et Chantal, sa fille, dans un asile...
8) Il n'y a jamais eu d'ordre d'arrivée chez Louisette entre Bernard Laroche et Murielle Bolle le soir du 16 octobre à 17h20-25. En admettant que Murielle ait menti quant à l'enlèvement de Grégory, même sur ce détail ils n'étaient pas d'accord...Un fait troublant qui n'a jamais été élucidé...
9) La pression de certains gendarmes et journalistes (Ker entre autres) envers Jean-Marie ("si on avait fait ça à mon fils je saurais quoi faire" )
10) Les mystifications et falsifications de preuves de Corazzi (porte bien son nom corse celui-là !)
11) La même marque d'insuline retrouvé chez Jeanine Bolle et celle que Monsieur Grandjean, garde-champêtre, découvrit près du Barba.
12) Sonia Pierson, Claude Richard...Témoins ayant vu Murielle monter dans la voiture de Laroche à 17h à la sortie du lycée.
13) Jean-Michel Galmiche, chauffeur du car scolaire, témoin de l'absence de Murielle dans ce même car.
14) Bien sur, Claude Colin et Claudon ayant vu une voiture verte avec, à son volant et côté passager, un homme corpulent à moustaches et une jeune femme rousse.
15) Les experts graphologues ayant accusé formellement Laroche dès les premières investigations.
16) La forte complicité entre Laroche et Michel Villemin. Ce dernier étant l'informateur du premier.
17) Les "essais" de séduction de Laroche envers Christine, Liliane et Ginette. Econduit, Laroche s'en fut bien honteux...
18) La légère infirmité du fils Laroche alors que Grégory était en pleine santé.
19) L'achat du salon de cuir et le prêt pour agrandir le garage.
20) La visite de Michel et Ginette deux jours avant l'assassinat.
21) Le deuxième portrait-robot ressemblant étrangement à Laroche.
22) Les errances et fautes absolument grotesques et digne d'un débutant du juge Lambert.
23) Le foulage avec les lettres L et B qu'a découvert le gendarme Klein...
24) Le fait que Murielle savait faire les piqûres (déclarations de l'infirmière et de sa propre mère)
25) La mère de Murielle était persuadée que Laroche avait participé à l'enlèvement.
26) Toujours Jeanine Bolle, la mère de Murielle et Marie-Ange, qui disait avoir fait des pressions sur sa fille la veille de ses rétractations. (déclarations faîtes auprès de l'infirmière quelques temps avant sa mort)
27) Le fait que Marie-Ange Laroche, le lendemain du meurtre de Grégory, va à une cabine téléphonique pour téléphoner aux gendarmes, alors qu'elle a le téléphone chez elle...
28) L'engouement de cette même Marie-Ange, au départ de l'enquête et au cours du coup de fil mentionné ci-dessus, à vouloir faire accuser quelqu'un d'autre (les Hollard)

Etc etc...

Maintenant les cerveaux les plus fantasques trouveront eux-mêmes son ou ses complices...

Je vous rappelle que Christine Villemin a bénéficié d'un non-lieu pour "absence totale charge", fait unique dans les annales de la justice française...!

Je mettrai en ligne prochainement ce que j'ai écris sur l'affaire Grégory. J'attends l'accord de la famille Villemin...

Une chose est sûre : Il faut que Grégory soit laver de cette eau qui l'a sali...avant 2011...!!

Posté par claude, 20 mars 2008 à 16:41

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=102412&pid=1780411

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :