23 février 2008
Lettre à un ange
Après une longue traversée du désert, je n'étais pas revenue dans un endroit où j'y avais eu si souvent mes habitudes. Rosa, m'a souvent croisée mais nous n'avions pas eu l'occasion de nous parler. Aujourd'hui elle m'envoie un message en me souhaitant un bon retour et m'a fait rappelée que j'avais écrit une lettre pour un être qui venait de disparaïtre. Par pudeur, je n'avais pas voulu la mettre sur ce blog, parce que je trouvais qu'elle n'avait pas sa place et que ce n'était pas le bon endroit, ni le bon moment.
Maintenant les mois ont passés et même si l'absence est omniprésente, j'ai réussi à avancer ... et ces mots pour des maux écrits un soir de mai dans un moment d'insomnie pour un repos éternel.
Mon cœur est en miettes. Je n'arrive pas y croire, j'ai encore beaucoup de mal à émerger. Un ange s'est envolé. Tu es parti rejoindre le royaume des Anges. Je sais que tu n'aimerais pas me voir triste, ni me voir pleurer. Je suis seule avec ma peine. Inconsolable. Orpheline. Je ne t'oublierais jamais, tu resteras toujours dans mon cœur quoi que je fasse.
J’ai beau me dire
Qu’il faut du temps
J’ai beau l’écrire
Si noir sur blanc
Quoi que je fasse
Où que je sois
Rien ne s’efface
Je pense à toi
J’ai beau me dire
Que c’est comme ça,
Que sans vieillir
On n’oublie pas
Quoi que fasse
Où que je sois
Rien ne s’efface
Je pense à toi
Pour avoir croisé ma route, pour tout cet amour que tu as transmis, pour tous ces moments partagés ensemble, pour ta disponibilité, pour ta générosité, ta patience infinie : tu as serré nos mains, nous a fait la bise, toujours souriant, adorable, simple, humble, heureux d'être là pour nous et avec nous. Tu n'as jamais refusé de poser pour nos photos sauf quand tu étais pris par des impératifs ou que tu ne pouvais pas faire autrement, surtout l'hiver quand tu ne t'arrêtais pas afin de ne pas prendre froid. Même pressé tu restais toujours cinq minutes pour contenter un peu tout le monde. Je me souviens à la Plaine à la sortie d'un enregistrement, il était tard. Nous avions attendus toute la journée dehors dans les courants d'air ton arrivée. Tu étais en retard. Tu as signé deux trois trucs puis tu es rentré en nous disant " tout à l'heure, j'aurais plus de temps ". Tu tenais toujours tes promesses.
Pour ton sourire, ton courage, ta bonne humeur, tellement heureux de vivre, tellement mature, tellement GRAND ! Pour toutes ces belles rencontres faites grâce à toi. J'ai patienté des heures dans le froid, sous la pluie, la neige, en plein soleil. De tout ce que j'aie fait, je ne regrette rien et si c'était à refaire, je le referais. Quelle belle aventure ce fut là. Quelle magnifique aventure ca restera. Sacré petit bonhomme ! Mon seul regret sans aucun doute de ne pas avoir été présente à Metz.
Alors, pour tout ça MERCI infiniment. Il me faudra beaucoup de temps avant que ma douleur ne s'atténue. Je t'aime. Ton combat continue au travers ta fondation. C'est ce que tu aurais voulu. Pour toi, pour les autres.
Brave petit soldat. Il t'en a fallu bien du courage pour décoller cette étiquette en plus de celle du garçon malade. Tu y étais arrivé mais le destin en a voulu autrement.
J'ai vu ton authenticité, tel un lingot d'or. Tu étais un ange parmi les anges. En mémoire pour tout ce que tu laisses, pour tout ce que tu as donné, et surtout ce message universel : réaliser ses rêves avec force, rage, détermination, osé, pour n'avoir aucun regret, et d'aller toujours droit au but. Peu importent les chances, peu importe le temps. Tu n'auras pas eu le temps ou si peu. Ce que tu as vécu, tu l'as vécu intensément à 200 à l'heure.
La lumière rayonnante sur ton visage d'ange, ton sourire et la magie de ta voix à jamais gravés dans mon cœur ... C'était bon, c'était fort. Parce que c'était toi, parce que c'était moi. Ma plus belle histoire d'amour c'était toi. Comment ca fait mal le grand vide que tu laisses, cette place importante que tu avais pris dans ma vie. Je me sens si abandonnée. J’ai beaucoup de mal à accepter l’inacceptable. De me dire mais pourquoi toi ?
C'est toujours difficile d’admettre. Je n'y arrive pas. Il y a toujours après la mort de quelqu'un comme une stupéfaction qui se dégage tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de s'y résigner à y croire.
Sans drame, sans larme
Pauvres dérisoires armes
Parce qu’il est des douleurs,
Qui ne pleurent qu’à l’intérieur
Puisque ta maison aujourd’hui c’est l’horizon
Sache qu’ici reste de toi
Comme une empreinte
Indélébile
L'autre soir j’étais à ma fenêtre et j’ai vu une étoile brillée. Tel un fil d’or se déplaçant dans l’horizon. Je suis sûre que c’est la tienne. Tu semblais me dire " Voilà. Ca y est. Je suis arrivé au bout de mon voyage. Je suis bien ici. Tout est calme, douceur et volupté. C’est tellement plus beau vu d’en haut ".
Que ton étoile qui brille aujourd'hui veille sur moi ... Apporte moi la paix et la sérénité dans non cœur. Donne-moi ta force et ton courage pour ne plus baisser les bras. Adieu petit Ange. "Il faut toujours croire en ses rêves. Droit au but. "
Au revoir Petit Prince. Repose en paix. Si ta vie n’était qu’une cause perdue, tu es parti libre d'y avoir au moins cru. Telle était ta quête, suivre l'étoile. Prends soin de toi là-haut où tu es parti dormir dans ce paradis blanc, tout seul avec le vent, comme dans tes rêves d’enfant.
Je voulais simplement te dire que ton visage et ton sourire resteront près de moi sur mon chemin. Te dire que c’était pour de vrai, tout ce qu’on s’est dit, tout ce qu’on a fait, que c’était pas pour de faux, que c’était bien. Faut surtout jamais regretter même si ca fait mal, c’est gagné, tous ces moments, tous ces mêmes matins. Tu resteras comme un lumière qui me tiendra chaud dans mes hivers un petit feu de toi qui ne s’éteint pas.
The show must go on ! Hasta la vista ! Nous n'écrirons jamais la fin ... On te l'a promis ...
Un soir, tu trouveras des brouillons dans leur cachette
Pour voir, tu sortiras les disques de leur pochette
Notre histoire, tu la verras défiler dans ta tête
Alors chut, pose doucement un doigt devant ta bouche
Et lutte, efface de ta mémoire ces mots qui nous touchent
Brûle, ces images qui nous plongent dans la solitude
Ecoute, ce qu'il reste de nous
Immobile et debout
Une minute de silence
Ce qu'il reste, c'est tout
De ces deux cœurs immenses
Et de cet amour fou
Et fais quand tu y penses
En souvenir de nous
Une minute de silence
Ecoute passer mes nuits blanches
Dans tes volutes de fumée bleue
Cette minute de silence
Est pour nous deux
Ecoute, ce qu'il reste de nous
Immobile et debout
Une minute de silence
Ce qu'il reste, c'est tout
De ces deux cœurs immenses
Et de cet amour fou
Et fais quand tu y penses
En souvenir de nous
Une minute de silence
Une minute de silence (Michel Berger )
Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai ...
29 juin 2007
Coeur en souffrance
COEUR EN SOUFFRANCE
Christine
Faut pas que je parle au passé
Quel temps dois-je employer
Entre un présent qui n’existe pas
Et un futur qui ne viendra pas
Se dire qu’on ne va plus se voir
Ainsi je nourris pas de faux espoirs
Depuis que tu as pris ta décision
Je navigue en pleine confusion
Même si je nage en plein mirage
Je survis à tous les naufrages
Pourtant cette histoire est achevée
Je continue toujours à t’adorer
Je pense à toi le jour et la nuit
Une place obsédante dans ma vie
Tu veilles sur mes insomnies
Ce besoin vital de mon énergie
Je ne cesse d’avoir cette image
Qui m’empêche de tourner la page
J’ai comme un pincement au cœur
Que nul ne peut apaiser la douleur
Tu es parti sans te retourner
Je n’ai que mes yeux pour pleurer
Se dire que tu ne reviendras pas
Me laisse dans un profond désarroi
Je n’ai jamais encore ressenti ça
Pouvoir chérir quelqu’un comme ça
Depuis tu as changé de trottoir
Les souvenirs rangés dans un tiroir
Même si j’essaie de défier les lois
J'avoue que je ne comprends pas
Et cette raison qui résonne en moi
Dans les tourments de mon émoi
J'ignore pourquoi j'écris tout ça
Indubitablement tu ne le liras pas
J'ai perdu un peu de ma flamme
Le froid installé dans mon âme
Depuis un moment j'ai fini d'exister
Puisque tu ne veux plus me parler
Finalement au fond je n’étais rien
Qu’une aventure sans lendemain
@ droits exclusifs Christine - 2007
16 juin 2007
Le poète crotté
LE POETE CROTTE
Christine
Il a sorti son vieux grimoire
Où sont écrites ses mémoires
Ancienne relique du temps passé
Scribouillard qu’on a oublié
Bourlingueur à ses heures
Fruit de laborieux labeur
Les plumes et l’encrier
Comme unique bouclier
Il racontait des pamphlets
Sous forme courte et élancée
Dans un jargon spécifique
Avec un humour satirique
Poète aux étranges mœurs
Lors, fait courir des rumeurs
Un vaurien, un paltoquet
Epouvantail de sobriquets
Ce petit frimeur de vers
Faiseur de rimes pervers
C'était le poète crotté
A l’esprit mal chaussé
Vie harassante de pacotille
La moitié en peccadille
Le vil coquin a fait le tour
Et a assuré ces vieux jours
@ droits exclusifs Christine - 2007
14 juin 2007
A tort ou a raison
A TORT OU A RAISON
Christine
Devrais-je avoir des regrets
Ou bien alors des remords
Pour ce que j’ai dit ou fait
De penser que j’aie tort
Dis-moi à tort ou à raison
Est-ce la raison du plus fort
Ou bien mon imagination
Que je puisse avoir tort
Et si ce lien conducteur
Qui me dit que j’ai tort
Peut adoucir mes erreurs
Pour nourrir mes remords
C’est déjà avoir tort
Que d’avoir trop raison
C’est souvent avoir tort
Par la façon d’avoir raison
Dis-moi alors si j’ai tort
Tu auras raison de le dire
Et tu auras peut-être tort
De ne pas le couvrir
Je te laisse la décision
De me dire si j’ai tort
Ou bien si j’ai eu raison
Avant d’avoir des remords
J’aurais peut-être des regrets
Mais jamais de remords
Pour ce que j’ai dit ou fais
De ces moments aussi forts
Je n'aurais jamais de remords,
Tout juste des regrets
Même si j’ai pu avoir tort
Au moins je l'aurais fait
Navrée de t'avoir dérangé
D'être entrée dans ta vie
Je ne faisais qu'y passer
C'est un tort d'avoir eu envie
@ droits exclusifs Christine - 2007
10 juin 2007
J'oublierais jamais d'y penser
J'OUBLIERAIS JAMAIS D'Y PENSER
Christine
Ne pense plus à moi
Ca ira bien comme ça
Pour le peu que tu y penses
Ne te fais pas violence
Ton visage je l’ai dessiné
A l’encre indélébile dorée
Comment me guérir de toi
Je t’avoue que je ne sais pas
Tu manques de temps en temps
Beaucoup même trop souvent
Indéniablement ton sourire
Qui n’en finit pas de revenir
Inlassablement je pense à toi
Sans doute je ne devrais pas
J'écoute les sons du silence
Qui me rappellent ton absence
Ne pense plus à moi
Puisque tu n’es plus là
J’en arrive même à prier
Pour cesser de penser
Il vaut mieux des souvenirs
Que des regrets à n’en plus finir
J’oublierais jamais d’y penser
Je penserais à ne pas oublier
@ droits exclusifs Christine - 2007
04 juin 2007
J'ai rêvé d'un ange
J'AI REVE D'UN ANGE
Christine
Je pensais à lui depuis plusieurs jours,
Comme j'y pense depuis qu'il est parti
De l'autre côté, dans un monde meilleur.
J'ai fait un rêve quelque peu bien étrange
Mais était-ce un songe ou une présence ?
Qu'un ange à mes côtés vint me parler.
Je sentais son souffle sur mon visage.
Qui semblait me dire" Je suis bien ici
Il n'existe plus aucune souffrance
Mais je porte le poids des autres
Tout n’est que douceur et volupté.
Tellement plus beau vu d'en haut.
Je ne t'oublie pas. Je pense à toi.
Si tu n'as pas le moral, va à ta fenêtre.
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
C’est la mienne pour t’éclairer
Non, bien sûr je ne suis pas mort
Vois-tu je suis toujours là.
Sauf que tu ne me vois pas.
Ne parle pas de moi au passé,
Mais toujours au présent.
Je ne suis pas mort. Tu entends ?
J'existe au-delà de ce long voyage.
Je ne suis plus là physiquement
Mais je vis toujours. Ailleurs.
Je t'envoie toutes mes ondes
Venues de cet autre monde.
Je suis le vent, je suis la pluie.
Tu ne dois pas être accablée
Par le chagrin de mon départ
Maintenant il te faut avancer
Ne t'obstine pas. La vie continue.
Où que je sois, je serais toujours là.
Près de toi parmi tous ces inconnus
Surtout appelle-moi et je viendrais
Je ne resterais pas sourd à ton appel
Tu recevras un signe de ma part.
Je veille sur toi, je suis ange gardien
Tu as juste à me tendre la main
*
Il y a t-il quelque chose là-haut ?
Je reste perplexe même avec la foi
Certaines choses paraissent irrationnelles.
Peut-être un peu comme Saint Thomas
De penser à ne croire que ce que je vois
Quoi qu'il en soit, la présence de cet ange
Sur mon sommeil cette nuit m'a apaisé.
Je me suis réveillée dans un état second
Avec une sensation de bien-être étrange
Complètement déconnectée de la réalité.
Vers quel ailleurs m'a t-il emmené ?
Quel est ce message qu'il m'a fait passer
Auquel je n'ai rien compris
Un tenant, un aboutissant féconds
Apprendre à donner le don de soi ?
Que nous attend une autre vie ?
Que là-haut tout est plus beau
Sans doute mon subconscient ...
@ droits exclusifs Christine - 2007
18 mai 2007
La maison vide
LA MAISON VIDE
Christine
J’ai fait une dernière fois le tour de la maison
Où raisonne encore l’écho de nos dissensions
J’ai éteint la dernière braise dans la cheminée
Réduire en cendres nos vies si vite consumées
La lumière ne rentrera plus dans notre chambre
Ce nid d’amour témoin de notre repos si tendre
Ne plus se retourner, ne plus revenir. Jamais.
Sur nos jours heureux, la porte va se refermer
C’est comme une nausée ou le dégoût se mélange
Un goût avalé de travers, un état second étrange
Cette frénésie impatiente de tout devoir quitter
T’en as fait oublier ton blouson posé dans l’entrée
Les boutons de mes rosiers viennent d’éclore
Je les avais plantés à la fraîcheur de l’aurore
Ils auraient été beaux mes rosiers cette année
Comme le charme majestueux du châtaignier
Portant l’exhalaison des résédas et du tilleul
Et la grâce de ma glycine tombante en deuil
La voisine d’à côté s’est gentiment proposée
De récolter les tous premiers fruits du verger
A mon départ, j’ai prévu de lui laisser les clés
Pour qu’elle puisse continuer à les ramasser
Je lui ai dit de prendre le reste de bois coupé
Qui est sous la bâche depuis l’hiver dernier
La grille celle du bout de l’allée s’est rouillée
On ne peut plus l’ouvrir, la serrure est cassée
Abimée probablement avec l’usure du temps
Tu parlais de la repeindre, il y a plus d’un an
La mauvaise herbe a poussée dans les pavés
Tu n’as même pas pris le temps de désherber
J’ai nettoyé le salon de jardin que j’ai rangé
Dans ce petit cabanon que j’avais aménagé
Pour tes jours de quiétude après le déjeuner
Comme cette nacelle où tu aimais te reposer
Je devais y faire le ménage un de ces jours
Je le laisse en état, je le ferme à double tour
Pour la dernière fois, j’ai tenu à retourner
Comme une absolution, où il y a ce rocher
Le château en ruines où l’on s’est rencontré
Dans les arbres, j’ai écouté la brise soufflée
En bas je voyais les champs de blés fauchés
Là, le temps m’a fait oublier que je t’ai aimé
@ droits exclusifs Christine - 2007
17 mai 2007
Loin des yeux, loin du coeur
LOIN DES YEUX, LOIN DU COEUR
Christine
Depuis que tu l’as décidé
Je n’ai pas voulu pleurer
Mon cœur est en errance
Devant cette évidence
Seule avec mes doutes
Qui traversent ma route
Mon cœur est lourd
Mon cœur est sourd
A présent il faut avancer
Mais il n’ose s’aventurer
Surtout ne pas abdiquer
Car tu vas lui manquer
Même si j’aurais voulu t'aimer
Vaut mieux ne pas y penser
On ne dit pas ces choses là
Même si on les pense tout bas
C’est un obstacle infranchissable
Un désir inconcevable, inavouable
Je ne sais pas faire de grands discours
Mais pour toi, inspirée jour après jour
J’aurais dû, alors, à défaut de te le dire
Tant qu’il était encore temps, t’écrire
L’importance que tu prenais dans ma vie
Un rayon de soleil éclairant mes nuits
J’entends ces cris de douleur
Qui pleurent en silence à l’intérieur
Me disant faut te faire une raison
Devant une telle interruption
Même si ce n’est pas toujours facile
D’admettre l’incompréhensible
Tu ne reviendras pas en arrière
Ne te retourneras pas derrière
Tu es parti là-bas très loin devant
Me laissant seule dans le néant
Même s’il me faut t’oublier
Je ne suis pas sûre d’y arriver
Demande le moi si tu peux
Alors ça ira peut-être mieux
Si ça peut me soulager
Si toi tu peux m’aider
A m’immuniser de toi
Me décharger de ce poids
Que de paroles bien dérisoires
Devant cette banale histoire
N'ayant pas trouvé la solution
Ni les réponses à mes questions
J’écris sans doute la dernière page
Papier glacé d’une ultime image
J’aurais encore envie d’y croire
Bien que cela paraisse illusoire
Alors c'est l'absence qui s’installe
Et place à l'ennui qui fait si mal
Nul doute je ne te reverrais pas
Loin de moi, tu m’oublieras
Certes, tu m’as laissé le choix
Mais je ne parviens toujours pas
A te balayer de mon esprit
N'éprouvant pas cette envie
Ce cruel dilemme tu résoudras
Puisque c'est toi qui t’effaceras
Je ne sais pas ce que j’espère
Alors que tout n’est que chimère
J’ignore encore ce que j’attends
A m’entêter ainsi. Obstinément
L’amour rend bête quelquefois
Et je lutte mais je ne peux pas
Cette animosité d’être privée de toi
Le contact de ta peau, le son de ta voix
Mes mains sans cesse qui te cherchent
Ces frissons au contact de ta bouche
Je suis en manque de toi physiquement
Je suis en manque de toi simplement
Même si on arrive parfois à me draguer
Ca me fait tout de même bien chier
Même si c’est un effet réconfortant
Les hommes sont lourds et insistants
Ca manque de chaleur, de perspicacité
Je réponds que je ne suis pas intéressée
Tant pis si je dois me condamner
Qu’importe si je dois m’écarteler
Alors, peu m’importent les brûlures
Ainsi que le fardeau des blessures
Puisque tu ne seras jamais à moi
A cet instant ici-bas, il n'y a que toi
Puis un jour tu ne seras plus là
De plus en plus on s’éloignera
Jusqu’à se dire je n’existe plus
Qu’on a fait ce qu’on a voulu
Alors, je sortirais de ta vie
Et je tomberais dans l’oubli
Loin des yeux, loin du cœur
Ce proverbe est bien menteur
Car malgré cette longue distance
C’est toujours à toi que je pense
Je ne te manquerais jamais autant
Que tu vas me manquer assurément
L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent
Il éteint le petit, il allume le grand
Quand cette flamme flétrie ne sera plus
Quand l’étincelle à jamais se sera tue
Sans toi, je serais nue, j’aurais bien froid
Et toi, tu m’auras oublié bien avant moi
@ droits exclusifs Christine - 2007
12 mai 2007
Je voudrais être
JE VOUDRAIS ETRE
Christine
Je voudrais être de l’eau
Pour goûter l’odeur de ta peau
Je voudrais être un ruisseau
Pour te laver de tous tes maux
Je voudrais être le soleil
Pour la tiédeur de tes réveils
Je voudrais être un nuage
Pour tracer les lignes de ton visage
Je voudrais être un oiseau
Pour te regarder à travers les carreaux
Je voudrais être un arbre
Pour tes jours de repos à l’ombre
Je voudrais être une flamme
Pour la chaleur des secrets de ton âme
Je voudrais être la fumée
Pour t’habiller d’un arôme de volupté
Je voudrais être une fleur
Pour t’enivrer du parfum des senteurs
Je voudrais être le vent
Pour emmener au loin tes tourments
Je voudrais être un frisson
Pour t’emporter dans un élan de passion
Je voudrais être une fée
Pour réaliser tous tes derniers souhaits
Je voudrais être une princesse
Pour t’offrir une couronne de tendresse
Je voudrais être un diamant
Pour briller près de toi éternellement
Je voudrais être musicien
Pour connaître la caresse de tes mains
Je voudrais être troubadour
Pour te réciter des mots d’amour
Je voudrais être poète
Pour écrire tes blessures secrètes
Je voudrais être un quatrain
Pour te chanter cet éternel refrain
Je voudrais être la mer
Pour t’écouter te mettre en colère
Je voudrais être un chat
Pour te lover au creux de mes bras
Je voudrais être le silence
Pour entendre ce que tu penses
Je voudrais être un cœur
Pour pouvoir lire à l’intérieur
@ droits exclusifs Christine - 2007
18 avril 2007
Le corbeau
LE CORBEAU
Christine
Dans ce petit hameau tranquille
Se cache un malveillant corbeau
Qui colporte de mauvais ragots
Oiseau facteur de fâcheux présage
Aux couleurs noires des ténèbres
Attend, serein sur un coin de fenêtre
Sous son regard sombre inquisiteur
Et ses croassements d’oiseau de malheur
De délivrer son ignominieux message
Sur les rapports ambigus d’une fille
Amoureuse d’un bon fils de notable
Mais quelle est cette horrible fable ?
Des " on dit " courent dans le village
La cancanière au visage de sorcière
N'est pas cette immonde courtière
Se répand la contagion de la délation
Nature humaine pleine de noirceur
Cet être machiavélique soutient la rumeur
Auteur, les lettres anonymes prolifèrent
Entre têtes de turcs et boucs émissaires
Un corbeau sème le doute dans la région
Blasphème les préceptes d’un vieil adage
Rien ne peut blesser la blanche colombe
Sous les sifflets et quolibets, elle ne succombe









