22 mars 2008
Toute ressemblance avec les êtres existés ou ayant existés ....
15 mars 2008
Plus beau vu d'en haut
21 octobre 2007
Un combat permanent
Mucoviscidose : un combat permanent
La mucoviscidose
[?] Qu'est-ce que c'est ?
Que signifie mucoviscidose ?
Ce mot étrange, difficile à prononcer est composé de : MUCUS + VISCOSITÉ = MUCOVISCIDOSE.
Le corps de chacun d’entre nous produit du mucus. Cette substance fluide tapisse et humidifie les canaux de certains organes de notre corps. Dans le cas de la mucoviscidose, le mucus est épais et collant. Ce manque de fluidité va provoquer des difficultés au niveau des voies respiratoires et digestives. Ainsi les bronches peuvent-elles s’encombrer et s’infecter provoquant la toux et l’expectoration. Les voies et canaux digestifs (intestins, pancréas, foie) peuvent également être obstrués, provoquant des problèmes de digestion.
La mucoviscidose est une maladie génétique, c’est-à-dire due à la présence d’un gène défectueux. Elle est transmise sur le mode récessif autosomique, ce qui signifie que ce gène modifié doit être présent chez les deux parents. Pour développer la mucoviscidose, il faut posséder deux gènes mutés. Il existe donc de nombreux "porteurs sains", en parfaite santé car ils n'ont qu'un gène défectueux. Les frères et soeurs des enfants malades sont, dans deux cas sur trois, porteurs du gène et peuvent donc avoir eux-mêmes un enfant malade s'ils épousent un conjoint porteur lui aussi du gène.
En Europe et aux Etats-Unis, 1 enfant sur 2 000 à 2 500 est touché. Chaque année en France 500 à 800 enfants naissent, atteints de cette affection. La maladie existe mais est beaucoup plus rare dans les populations noires : 1 cas sur 17 000 naissances. Si les chiffres ne sont pas connus pour les populations asiatiques, il est probable que cette maladie y soit également extrêmement peu fréquente.
[?] Diagnostic
Un dépistage néonatal est pratiqué sur tous les bébés. Il permet de repérer la maladie, à partir du classique prélèvement de sang dans le talon réalisé le 3e jour. Le diagnostic est confirmé par le test de la sueur (mesure de la composition de la sueur, caractéristique en cas de mucoviscidose).
Comprendre la mucoviscidose
La mucoviscidose touche plusieurs organes principalement les voies digestives et respiratoires.
En France, un nouveau-né sur 4500 est touché par la mucoviscidose. En effet, cette maladie génétique est assez fréquente. Ainsi 2 millions de personnes sont porteuses du gène et peuvent le transmettre à leur enfant. Environ 200 enfants naissent chaque année en France avec la mucoviscidose.
La mucoviscidose...
* Touche aussi bien des garçons que des filles
* Est différente d’un patient à l’autre
* Est une maladie chronique dont la prise en charge médicale est bien organisée aujourd’hui
* N'est pas contagieuse
* N’affecte pas les capacités intellectuelles ni musculaires
* Ne se voit pas et ne crée pas de handicap moteur ni mental
Pas une, mais des mucoviscidoses
La maladie peut s’exprimer de façon différente chez chaque patient. Certains sont plus touchés au niveau des poumons et d’autres au niveau de l’appareil digestif.
Une espérance de vie limitée mais en progrès constant
Grâce aux projets de la recherche et de soins, pour les enfants qui naissent en 2007, l’espérance de vie de 42 ans. Mais l’âge moyen de décès de l’ensemble des patients n'est que de 24 ans
[?] Causes et facteurs de risque
Les causes de cette maladie générale sont encore inconnues. Le terme de "mucoviscidose" utilisé en Europe est impropre car les glandes à mucus ne sont pas les seuls organes concernés. L'hyperviscosité des sécrétions glandulaires explique dans une large mesure les symptômes.
La localisation du gène au tiers moyen du bras long du chromosome 7 a été démontrée grâce aux techniques de biologie moléculaire. Le gène a été identifié en 1989. Le produit du gène, dénommé protéine CFTR (Cystic Fibrosis Conductance Transmembrane Regulator) , joue un rôle fondamental dans la régulation des canaux chlore épithéliaux. Le dérèglement de cette protéine de 1 480 acides aminés participe à l'anomalie du mucus bronchique. La délétion delta-F-508 située dans le 10° exon s'observe dans 75 % des cas de mucoviscidose aux Usa et en Europe. D'autres mutations sont possibles et connues (plus de 120).
Mucoviscidose : des contacts et des sites pour en savoir plus Pour améliorer le quotidien des malades des associations proposent conseils et services répondant à leurs attentes. Mais leur rôle va souvent au-delà de ce soutien : les associations de patients soutiennent et encouragent la recherche scientifique. Vous trouverez ci-après les adresses, les sites et des numéros de téléphone indispensables. Associations L’association vaincre la mucoviscidose a fêté ses 40 ans en 2005. Cette structure très active est notamment connue pour l’organisation des virades de l’espoir. Cet évènement national permet de récolter de nombreux dons pour aider la recherche face à cette maladie et améliorer les conditions de vie des personnes atteintes. Vaincre la Mucoviscidose Tél : 01 40 78 91 91 Site Web : http://www.vaincrelamuco.org
181, rue de Tolbiac
75013 Paris
Fax : 01 45 80 86 44
Email : info@vaincrelamuco.org
12 octobre 2007
Vroum, vroum ....
Ce midi en allant déjeuner, il y avait cette belle caisse garée en warning sur un bout de trottoir. Je ne pourrais jamais me la payer même en bouffant des patates tous les jours, mais bon on peut toujours rêver ....
07 octobre 2007
Inhabituelles habitudes alimentaires pour les parisiens
Source: Facts and fallacies, Reader's Digest, 1988
30 septembre 2007
L'évolution d'un couple au cours du temps
Les relations entre les personnes d'un couple évoluent au cours du temps... En voici quelques exemples...
Six semaines : Le Ritz
Six mois : IBIS
Six ans : Formule 1
20 ans : Le " Relais des touristes " à la Ferté sous Chédouet, dans l'Orne
Six semaines : Je t'aime
Six mois : Mais oui, je t'aime
Six ans : Si je ne t'aimais pas, il y a longtemps que je serais parti
20 ans : Tu m'e....... !
Six semaines : Bonsoir, mon amour
Six mois : Coucou, bonne journée ?
Six ans : Salut, y a du courrier ?
20 ans : Je rentrerai tard ce soir j'ai du boulot
Six semaines : Ne te dérange pas, j'y vais
Six mois : Tu veux que j'y aille ?
Six ans : Ça vient ?
20 ans : Bouge ton c.., ça fera fondre ta cellulite !
Six semaines : T'as pas eu une enfance très drôle...
Six mois : C'est vrai qu'ils sont chiants, tes parents
Six ans : Je sais de qui tu tiens, maintenant !
20 ans : Tu es l'exemple de la transmission héréditaire de la bêtise
Six semaines : Je t'emmène au Népal
Six mois : Tu veux vraiment aller à Paris ?
Six ans : On n'est pas bien ici ?
20 ans : Si tu veux voyager, va chez ta mère, ça me fera des vacances et ça ne coûtera pas cher !
Six semaines : J'ai pensé qu'une bague te ferait plaisir
Six mois : Un vase, c'est toujours utile !
Six ans : Tiens, tu achèteras ce que tu veux !
20 ans : Déjà 20 ans qu'on est mariés ? Je vais t'abonner à "Jeune et Jolie", ça te rappellera le bon vieux temps !
Six semaines : Et en plus, tu fais bien la cuisine !
Six mois : Qu'est-ce qu'il y a de bon ce soir à manger ?
Six ans : Encore du ragoût ?
20 ans : C'était meilleur chez ma mère
Six semaines : Qu'est-ce que tu voudrais boire ?
Six mois : Je prendrais bien un Martini
Six ans : T'as oublié les glaçons !
20 ans : Elle vient, cette bière, m.... ?
Six semaines : Elle te va bien, cette robe
Six mois : Encore une nouvelle robe ?
Six ans : Combien elle coûte cette robe ?
20 ans : T'aurais dû acheter un grand sac poubelle, le gris te va bien au teint, et puis ça mincit !
16 septembre 2007
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet
Je publie ici le point de vue d'un enseignant qui pousse un cri de rage devant l'état de délabrement de l'école publique. Cet Hiroshima scolaire n'est pas dû à un quelconque manque de moyens (au contraire, on n'a jamais autant dépensé et gaspillé l'argent du contribuable). Il vient du renoncement des adultes à leur devoir d'instruire, à leur devoir de transmettre un savoir explicite et fondamental. Le problème est intellectuel, philosophique même.
L'idée qu'on peut construire soi-même son savoir est un fantasme sorti tout droit du cerveau des "néo-pédagogues", persuadés qu'il faut libérer l'élève de la tutelle de ses maîtres... Ce qu'il faut libérer c'est l'école elle-même, asservie aux IUFM, aux syndicats et au centralisme bureaucratique.
Je souscris donc pleinement à cettre lettre de mon collègue et je partage sa révolte salutaire.
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet
Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP.
Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.
Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent ; parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d'écriture ou de syntaxe. Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d'années, l'école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé. Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui. Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère ; parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d'analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. Je ne la lirai pas parce qu'il y a longtemps que l'école refuse de transmettre aucun modèle ; parce que notre école n'envisage plus les textes d'auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d'entraînement à la critique. Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l'autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives.
Je ne la lirai pas parce que, même âgés de 16 ans, mes élèves ne sont que de petits enfants bien incapables d'appréhender son contenu et resteront sans doute ainsi toute leur vie : ainsi en a décidé notre école. Peut-être ne me croyez-vous pas car l'école que connaissent vos enfants ne ressemble en rien à celle que j'évoque ? En effet, j'ai peut-être oublié de vous préciser l'essentiel : je travaille dans une ZEP, c'est-à-dire là où peuvent être appliquées à la lettre et sans risque de plainte toutes les directives ministérielles, là où se préfigurent l'horreur et la misère du monde construit par notre école.
Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n'auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l'Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n'auront pas été engagées les réformes pour que l'école cesse de conforter les enfants dans leur nature d'enfants, pour que l'école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire.
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La résistance au nazisme, c’est bien pratique quand on s’appelle Sarkozy et qu’on a beaucoup de choses à cacher. La lettre de Guy Môquet à ses parents serait donc lue à chaque rentrée scolaire devant des lycéens – qu’on imagine au garde-à-vous – parce que Sarkozy en aurait décidé ainsi ? Remarquons d’abord que la lettre en question est un document intime, familial, à usage privé et qui n’éclaire en aucune façon sur le nazisme ou l’idéal de la résistance. Ce qui n’est pas un hasard car l’idéal de Sarkozy est sans doute assez éloigné de l’idéal de la résistance. Se référer à une figure de la résistance est une manipulation supplémentaire, à vrai dire assez grossière, dans la bouche d’un politicien qui s’est fait élire sur le refus de la « repentance », appel du pied même pas déguisé à tout un électorat à la fibre chauvine et raciste. Ce qu’on est en droit de demander à l’école à propos de certains épisodes de l’histoire, ce n’est pas de réciter des prières ou chanter des hymnes mais plus simplement d’éclairer la conscience des élèves sur la barbarie et l’inhumanité dont les hommes savent se rendre coupables. Et pas seulement les nazis. Les millions de Français qui se sont jetés en 40 dans les bras de Pétain, ceux qui l’ont suivi dans la collaboration, qui n’ont rien trouvé à redire devant la rafle du Vel’ d’Hiv’, devant Drancy ou Beaune-la-Rolande, devant le bombardement de Sétif et les horreurs des guerres coloniales, tous ceux-là ont leur place dans les programmes scolaires. Et puis, surtout, ne pas se contenter de faire défiler des témoignages, d’entretenir la mémoire, ce qui ne servirait pas à grand-chose si, dans le même temps l’éducation ne cherchait pas à développer l’esprit critique des élèves, à susciter des questionnements, des réflexes de défiance. Les lycéens doivent savoir que la barbarie ne s’est pas terminée le 8 mai 1945 et qu’ils ont le devoir d’interpeller les classes dirigeantes sur la société d’aujourd’hui, sur les guerres et sur la violence, sur les génocides qui se déroulent sous nos yeux, sur l’injustice et la brutalité d’un monde fondé sur l’exploitation et l’oppression. Que peut aujourd’hui, nous apprendre la résistance – je ne parle évidemment pas des nombreux résistants de la 25e heure, ceux qui se sont contentés de prendre les armes quand les Américains étaient aux portes de Paris ? C’est que, dans certaines situations, la désobéissance est légitime. En 2007, les résistants, ce sont par exemple les militants et les sympathisants du Réseau éducation sans frontières qui protègent les enfants sans-papiers des rafles menées par la police et les autorités de l’état. Sur ordre d’un Sarkozy, détournant sans vergogne à son profit l’image d’un jeune résistant. « Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé », ces mots par lesquels Guy Môquet s’adresse à ses parents, on les trouve aussi dans la bouche des petits sans-papiers, terrorisés par les descentes policières dans les cages d’escalier ou devant les écoles. Le malheur étant que les larmes et les prières de ces enfants ont contribué faire élire Sarkozy. Triste république !
Finalement, avec cette annonce, Sarkozy confirme ce qu’on savait de ses conceptions éducatives, à la fois naïves et brutales. Exiger des élèves qu’ils se lèvent lorsque le prof entre en classe dispense d’avoir à réfléchir sur les conditions pour que s’instaure un véritable respect dans les établissements scolaires, mais cela fait plaisir à l’électeur. De la même manière, faire lire à chaque rentrée une lettre certes émouvante mais qui est tout ce qu’on veut sauf un témoignage sur la résistance, permet à un politicien sans scrupules de se donner bonne figure et de chercher à occulter une politique éducative dont on a tout à redouter : l’éducation civique telle que la conçoit Sarkozy ne vise pas à former des citoyens critiques et responsables mais bien plutôt à développer chez les élèves des habitudes de pensée moutonnières et paresseuses, à recevoir passivement des messages sans jamais se poser les questions qui dérangent. Reste à savoir si, à la rentrée, les profs accepteront de rentrer dans cette combine malsaine, d’obéir, comme ils en ont trop souvent l’habitude, aux circulaires ministérielles. La résistance commence par des petites choses comme ça.
Cher Guy Môquet, je t'écris
Réaction à la lecture de ta lettre dans un vestiaire
du Stade de France avant le match de rugby.
Par Antoine VITKINE, écrivain et réalisateur de documentaires.
Je t’écris pour te demander pardon. Il y a quelques jours, on a lu la lettre que tu as envoyée à tes parents, il y a soixante-six ans, juste avant de mourir assassiné par les nazis auxquels, au risque de ta vie, tu avais décidé de résister, à 17 ans seulement. Ta lettre, on l’a lue dans les vestiaires d’un stade, aux joueurs d’une équipe française de rugby, avant un match très médiatisé qui les opposait à une autre équipe, l’Argentine.
Tu es surpris ? Quel rapport entre cette lettre, que tu as rédigée l’âme déchirée dans la crasse d’une geôle nazie, et le match d’ouverture d’une Coupe du monde de rugby ? S’agissait-il d’appeler les joueurs à se sacrifier pour leur patrie, comme toi tu étais supposé l’avoir fait, toi qui pourtant t’es moins sacrifié pour la patrie que pour la liberté et la dignité de tous les hommes ?
Le rugby, ce sport que l’on pratiquait à ton époque, s’est-il changé en un demi-siècle en lutte contre la barbarie ?
Non, bien sûr. La vraie raison, je vais te l’expliquer. Un président nouvellement élu, en quête de nouvelles références pour l’identité nationale, amateur de symboles forts plutôt que de la force du sens, s’est mis en tête de faire de ta lettre un symbole. Un symbole qu’il entend même faire lire dans les collèges et les lycées de France, et dont un entraîneur s’est saisi, pensant bien faire.
Je te le dis, bien qu’au fond ça n’ait aucune importance : les joueurs français ont perdu. Trop d’émotion, ont dit les commentateurs sportifs ( «On a chargé la barque émotionnelle jusqu’au trop-plein»), trop de pression, certains joueurs ont pleuré, lire la lettre fut une erreur. Une erreur. Si l’équipe avait gagné, aurait-on, au contraire, lu ta lettre avant chacun de ses matchs, comme un talisman, un gri-gri, une mascotte ? Et puis après, lors de chaque compétition d’importance ? Ta lettre, forte et triste, aurait-elle finie imprimée sur des maillots, le jour de la victoire, sur les Champs-Elysées, au milieu des cotillons, des fanions et des canettes de bière ? Heureusement, cher Guy Môquet, ils ont perdu. Trop d’émotion, a-t-on donc dit pour expliquer la défaite et pour souligner l’inà-propos de cette lecture.
Que ta lettre soit émouvante importe peu, tu le sais bien, toi qui, à l’époque, te fichais bien d’écrire une lettre émouvante. Et pour nous, aujourd’hui, ta lettre devrait représenter autre chose que de l’émotion ; elle est un morceau d’Histoire, un témoignage de l’infamie nazie et de l’abnégation de ceux qui lui résistèrent.
Or, cher Guy Môquet, ta lettre et ta mémoire sont devenues les instruments d’une compétition sportive, parce que quelques-uns ont voulu en faire un ingrédient d’un chauvinisme sportif nouveau, plaçant leurs drops bleu-blanc-rouges sous la protection de tes mânes.
Par-delà ce match, ta lettre est devenue l’instrument de la communication d’un homme politique, qui a bien compris qu’elle est chargée d’émotions collectives et de valeurs fédératrices, un symbole de la lutte du bien contre le mal, d’une citoyenneté renouvelée et fière d’être française. Un symbole national de plus, après Jeanne d’Arc et le Soldat inconnu, mais avec un surcroît d’âme et d’émotion. Un peu d’émotion dans le moteur de l’identité nationale, voilà ce que représente ta lettre, aux yeux du Président, à une époque où l’émotion, en politique comme en toute chose, est portée aux nues.
«Je n’ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans être profondément bouleversé», a déclaré ce président le 17 mai 2007, pour justifier sa première décision de nouvel élu, faire lire ta lettre dans les écoles, «bouleversé». Tout était dit. Au moins honorons-nous ta mémoire. Mais pour le faire vraiment, pour que cela ait du sens, il faudrait rappeler pourquoi tu es mort, enseigner l’Histoire plutôt que sacraliser ta lettre qui, à elle seule, ne dit pas grand-chose. Il faudrait enseigner une histoire plutôt que bâtir des piédestaux à des héros, à des martyrs, à des saints…
Tu n’es pas un martyr, nous n’avons pas de martyr en République. Tu n’es pas un saint, ni le saint patron des rugbymen et des lycéens. Tu es l’un des dizaines de milliers de résistants qui ont donné leur vie en combattant. Une victime parmi des millions d’autres victimes du nazisme aussi, en Europe et en France.
Au hasard : ton alter ego, Maurice Abadie, arrêté à 17 ans par la police française, gazé à Auschwitz par les nazis. Ou encore, Renée Alfandari, Henri Alixant et tant d’autres.
Le plus grave, c’est que ce faisant, on raconte aux générations futures une Histoire tronquée, imaginaire, partielle. On galvaude ta lettre, ton exemple et toute la Résistance contre le IIIe Reich. On fait des nazis qui t’ont assassiné de vulgaires croque-mitaines tueurs d’adolescents. Bientôt, cher Guy Môquet, ta lettre sera le symbole de la lutte contre le Mal, en tout temps et en tout lieu. Et les lycéens, saisis d’effroi et d’émotion quand on leur lira ce symbole national que sera devenue ta lettre, oublieux d’une histoire qu’ils connaissent parfois mal, traiteront de sale nazi le premier tueur d’enfant venu. Cela entretiendra la confusion et l’inculture, plutôt que d’y remédier.
Pardon, cher Guy Môquet, de t’exposer les péripéties dérisoires dont ta lettre est l’objet. Pardon de galvauder ta mémoire, de mêler ton souvenir à une compétition sportive que l’on aura vite oubliée.
Contrairement à toi.
06 septembre 2007
Ca pue trop la grosse arnaque
Les revoilà nos escrocs venus d’Afrique, toujours à la recherche de nouvelles arnaques.
Apres le faux héritage (1), la fausse loterie (2), voici maintenant une nouvelle variante avec la fausse tombola.
Le destinataire du courriel se trouvera sûrement ravi et chanceux pour que son adresse électronique ai pu être tirée au sort par un véritable huissier directement sorti de la brousse dont la chargée des services extérieurs CRISTELLE KOUAME s’occupe de prendre contact pour lui annoncer fièrement qu’il est l’heureux gagnant du second prix, c'est-à-dire une somme de 100.000 Euros.
Encore une fois ils n’hésitent pas à utiliser le nom prestigieux de la fondation Bill Gates pour mieux attirer le gogo.
Nous ne saurons que trop recommander d’être d’une extrême vigilance pour tout ce qui peut être susceptible d’arriver par courriel non sollicité de Cote d’ivoire et plus particulièrement d’Abidjan. Il ne pourra s’agir que d’une escroquerie destinée à arnaquer les heureux destinataires de ces courriels tout aussi bidon les uns que les autres.
Si vous aussi vous voulez empêcher ces filous d’arnaquer en rond n’hésitez pas a nous communiquer ces types de courriels lorsque vous en recevrez, ils alimenterons notre base de données ce qui permettra d’alerter les internautes un peu trop crédules.
Je fais partie de ces chanceux tirés au sort et gagnante du prix de ........ 55000 €. Je ne suis pas du genre à croire à ce type de mail mais là, j'aurai bien aimé que ce soit vrai. Tout a commencé il y a quelque temps quand j'ai reçu un mail bizarre d'un certain monsieur Boniface responsable de marketing d'une grande compagnie d'assurances située en Côte d'Ivoire et plus précisément à Abidjan.
" ALLIANCE FINANCE " structure d'épargne et de crédit dont le siège est à Abidjan Côte d'Ivoire avec ses partenaires Sud Africains, ,Marocains et Egyptiens vient de lancer une tombola et ce dans le cadre d'une semaine promotionnelle initié par notre structure.
Au terme de ce tirage supervisé par un huissier , les résultas se présentent comme suit :
1er lot : une Villa duplex située dans le quartier Chic de Cocody (Abidjan )
2nd lot : la somme d'un montant de 40000 Euros
3ième lot :la somme de 30700 euros
4ième lot : la somme de 25000 Euros
Lors du tirage de cette tombola qui concerne aussi bien les personnes vivant ici en Côte D'ivoire que hors de la Côte d'Ivoire mais qui ont une adresse électronique , votre adresse électronique a été tirée au septième rang donc l'heureux (se) bénéficiaire de la somme de 55000 Euros.
A la lecture de ce message, nous vous prions de nous adresser un courriel en retour en nous précisant votre nom, prénom, adresse, profession numéro de téléphone afin de vous mettre en contact avec l'huissier qui a eu à superviser la tombola : Maître HONVO JACQUES pour que vous entrez en possession de votre prix.
À bientôt,
***************************************************
Responsable marketing,
Mr. XAVIER Boniface
ALLIANCE ASSURANCE
10 B.P 021 Abidjan 10 (COTE D'IVOIRE)
Plateau Zone 4 C Immeuble A-A,
1er étage porte 1
Comment aurais-je pu être cette heureuse gagnante sachant que je n'ai jamais participée à une quelconque tombola ???? J'ai senti la grosse arnaque et j'ai passé outre.
Aujourd'hui, je reçois un autre mail toujours en provenance d'Abidjan mais cette fois-ci, via un cabinet d'avocats me certifiant que ces 55.000 € me sont bien attribués. Pour ce faire, je dois prendre contact avec ledit avocat afin de lui fournir mes coordonnées ainsi qu'une copie de ma carte d'identité pour prendre possession dudit certificat de gain, et ainsi me faire virer cette somme qui transite par l'Espagne ( ? ) Pour entrer en possession de mon gain, je dois exclusivement répondre par émail à l'avocat chargé de superviser cette loterie à :
Cabinet Honvo Jacques
Abidjan - Côte d'Ivoire.
0022501854043
J'ai poussé ma curiosité pour savoir où se situe ledit cabinet de Maître Honvo Jacques. Je suis tout simplement MDR ...Je cite tel que c'est écrit sur la page d'accueil. Je ne corrige pas les fautes, je laisse en l'état. Constatez par vous-mêmes :
" Me HONVO Jacques a consacré toute son enfance à la préparation de son avenir. brillant étudiant qu'il était, son étoile doit briller et c'est ce qui arrive aujourd'hui. Depuis son adolescence, Me HONVO JACQUES aimait beaucoup le droit, défendre les autres, lutter pour instaurer le droit dans les cités estudiantines.
Il fut le responsable du Mouvement du maintien des droits de l'homme dans le lycée pour une période de 2 ans avant son baccalauréat qui l'a envoyé dans la faculté de droit. Trois années plus tard, il obtint sa licence et commence à préparer sa maîtrise.
Le jour de la soutenance, il a vraiment épaté les spectateurs et a eu la bénédiction des aînés. Il suivit ensuite les cours pour devenir avocat et après l'examen en 1984, il devint avocat. Actuellement, son humilité et son amour à la chose fait de lui un homme comblé fut délégué à la faculté de droit pendant trois (3) longues années au cours desquelles il obtint brillament la licence puis sa maîtrise une année plus tard à l'université d'Abidjan.
Son parcours fut jalonné d'embûches, mais par son abnégation au travail bien fait, son dévouement à la tâche, il étalera son génie et obtiendra du même coup, un DEA et un master spécifique au droit international à l'Ecole Supérieurede Droit International.Créé depuis Mars 1988, le Cabinet HONVO JACQUES est l'un des plus grands et fiables cabinets d'avocat à Abidjan. Ce cabinet doit sa place au travail fait par le Maître HONVO JACQUES qui après ses études, a travaillé comme assistant dans un cabinet. Ayant déjà la maîtrise de la chose, Me HONVO JACQUES n'a pas du tout hésité quand l'occasion s'est offert à lui pour ouvrir son cabinet.
En Mars 1988, il a commencé sans rien, tout simplement avec sa foi et sa positivité; actuellement ceux qui travaillent avec lui dans ce cabinet ne font que bénéficier de ce que Me HONVO JACQUES avait semé.
Ses clients sont des sociétés de la place, des hommes d'affaires, des politiciens etc... Pour plus d'amples informations, contactez le cabinet en cliquant sur l'image ci-dessous.
Présentation pas très concise de sa profession je trouve ! Son vocabulaire est plus que familier pour un avocat ...Ils sont tellement peu credibles et ridicules qu'ils sont à mourir de rire. J'adore la " maîtrise de la chose " " son amour de la chose " PTDR ... Bon passons ... Ce qui est curieux dans cette histoire c'est que les heureux gagnants ont tous affaire à des avocats différents ! J'ai de la chance le mien est répertorié dans Google, ce qui n'est pas le cas pour les autres.
Conclusion : si la réponse est positive, ils cherchent à tester la crédulité des " heureux gagnants ". Non seulement ils ne reçoivent pas le fric mais en plus ils essaient d'en soutirer. ... L'appât du gain fait faire n'importe quoi mais là franchement ça pue vraiment la grosse arnaque !
Bon courage aux futurs gagnants ! Bonne arnaque surtout !
02 septembre 2007
Offre spéciale
Cours de formation offert aux hommes
Thème du stage : devenir aussi intelligent qu'une femme (donc être parfait).
Objectif pédagogique : Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cet organe, appelé cerveau, dont ils ignorent l'existence. Au programme 4 modules obligatoires répartis comme suit :
Module 1 : cours obligatoires
1. Apprendre a vivre sans sa mère (2000 heures)
2. Ma femme n'est pas ma mère (350 heures)
3. Je donne ma paie à ma femme (550 heures)
4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin (500 heures)
5. Ma femme n'est pas mon infirmière
6. Ma femme n'est pas ma bonne
Module 2 : la vie à 2
1. Avoir des enfants sans devenir jaloux (50 heures)
2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500 heures)
3. Vaincre le syndrome de la télécommande (550 heures)
4. Je ne pisse pas à côté. Je m'avance un peu, j'oublie ma prétention...(exercice partique avec vidéo 100 heures)
5. Je ne transforme pas la salle de bain en piscine municipale lors de ma douche
6. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre (500 heures)
7. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'arcticle de la mort? (200 heures)
8. Savoir s'habiller tout seul, choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant de ne pas savoir ou se trouve l'armoire
Module 3: détente et loisirs
1. Repassage en 2 étapes :
a) 1 chemise en moins de 2 heures
b) idem pour les autres articles (exercice pratique)
2. Le ménage...une activité familiale et valorisante
3. Je mémorise les journées de sortie des poubelles
4. J'apprends par coeur la définition du mot aspirateur : appareil ménager, servant à aspirer les poussières, les déchets (j'en profite en regardant de niveau 1 du module 4 pour gagner du temps)
5. Savoir se servir d'une éponge
6. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage
7. Réviser son français : le féminin de " aussi devant la télé " n'est pas " debout devant la cuisinière "
Module 4 : cours de cuisine
1. Niveau 1 (débutant): les appareils ménagers
- "ON" = mettre en marche
- "OFF" = arrêter
2. Niveau 2 (avancé) : Mon premier "kit soupe" sans brûler l'eau
(exercice pratique : faire bouillir l'eau avant de mettre les spaghettis)
3. Niveau 3 (expert) : Faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble qui est incompatible avec la cafetière.
4. Niveau 4 (best of): savoir servir le café, sans en foutre la moitié à côté...
Pour tous les machos, prenez en bonne note !





